Mensonge – JP Delaney


THRILLER / mardi, décembre 31st, 2019

Auteure : JP Delaney

Titre : Mensonge

EditionsFayard/Mazarine

Nombre de pages : 432

Date de sortie : 18/ 09/ 19

Note: ce livre numérique a été reçu dans le cadre d’un service presse

Résumé

Étudiante en art dramatique à New York, Claire finance ses cours de théâtre en jouant un rôle peu conventionnel : elle flirte, pour le compte d’un cabinet d’avocats spécialisé dans les divorces, avec des hommes mariés suspectés d’infidélité.

Sa couverture fonctionne parfaitement, jusqu’à ce que l’une de ses « proies » soit soupçonnée de meurtre… La police exige alors de Claire qu’elle utilise ses talents d’actrice pour pousser Patrick Fogler à confesser son crime. En somme, qu’elle leur serve d’appât. Pourtant, cet universitaire élégant est loin du manipulateur pervers qu’on lui a décrit. Sans compter qu’il demeure indifférent aux avances de Claire.

Pourquoi cette mise en scène ressemble-t-elle de plus en plus à un vaste mensonge ? Alors que Claire pensait y faire une apparition de figurante, y tiendrait-elle, à son insu, le premier rôle le plus dangereux de sa vie ?

Mais, désormais, il est trop tard pour reculer. Place au spectacle.

 Avis

Dans ce roman, on suit Claire, une étudiante en théâtre qui peine à joindre les deux bouts. Entre ces frais de scolarité et le coût de la vie dans une ville telle que Manhattan, la jeune femme se débrouille, en offrant ses services à un cabinet spécialisé dans les divorces. Son rôle : prouver l’infidélité des hommes suspectés par leurs épouses. Après le décès d’une de ces clientes, la police demande à Claire de poursuivre sa relation avec l’époux de la victime. Néanmoins, le profil de cet homme ne correspond pas, celui des hommes qu’elle a côtoyé. Il est indifférent à toutes ces tentatives de séduction et également son profil ne correspond pas à celui du meurtrier peint par les enquêteurs.

Le roman est découpé comme une pièce de théâtre. J’ai apprécié cette construction qui permet une immersion totale dans l’univers de l’héroïne. En effet, Claire, passionnée par la scène, aborde la vie comme un film. Ce qui fait qu’au fil de la lecture, on a l’impression de se trouver dans l’esprit de la jeune femme. De plus, son humour et son tempérament apportent une certaine profondeur. Elle est déterminée et a une capacité d’adaptation impressionnante.

L’enchaînement des événements a été faite de façon à entraîner le lecteur dans un monde où la frontière entre la réalité et l’illusion sont minces au point de se confondre. À aucun moment, je n’ai envisagé la tournure des événements.  Néanmoins, j’ai trouvé certains moments confus. Au terme de cette lecture, j’en suis venu à me demander si ce n’était pas voulu. Car à la fin, on comprend mieux certains choix. Des extraits des fleurs du mal de Baudelaire sont éparpillés dans le récit de façon à créer une toile de fond qui va servir de base au récit. 

J’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs et j’aurais aimé avoir plus d’informations sur certains aspects de l’intrigue. 

Pour finir, je trouve que ce roman porte bien son nom. Quand on le termine, on ne sait vraiment plus quoi en penser. Tant l’auteur nous aura malmené dans tous les sens du terme. 

 

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