Rencontre auteur (e) #003 – Interview avec Benjamin BRIN


INTERVIEW / jeudi, décembre 5th, 2019

J’ai le plaisir de vous proposer une interview avec Benjamin Brin, auteur de la série: les chroniques du Sheng Xiao. Un récit d’aventure s’inspirant des mythes asiatiques.

Les chroniques du Sheng Xiao tome 1

Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs.rices ?

Bonjour, je m’appelle Benjamin BRIN, j’ai 28 ans et suis originaire du sud de la France, un petit village appelé Callian, dans le Var. Je suis engagé dans la Marine Nationale depuis maintenant plus de dix ans et suis marié depuis l’été 2019 à Perrine, enceinte de notre premier enfant. Nous vivons tous deux dans la région de l’Oise depuis maintenant un an et demi. Côté passion, la lecture bien évidemment, et ce depuis mon plus jeune âge ! Le cinéma et le football américain que je pratique depuis plusieurs années rythment également ma vie.

Comment vous est venu l’envie d’écrire ?

J’ai toujours eu beaucoup d’imagination depuis tout petit. L’envie d’écrire est apparue relativement tôt, dès que j’ai appris à le faire d’ailleurs. J’ai écrit mes premières histoires aux alentours de six ou sept ans. Je les notais dans un cahier d’écolier en prenant soin de bien respecter les lignes et de faire de belles majuscules rouges comme on me l’avait appris à l’école ! J’ai toujours ces cahiers chez moi, je m’amuse à les relire de temps en temps. Le déclic que j’ai eu avec le Sheng Xiao, et pour lequel je me suis encore plus investi dans la rédaction de cette histoire, est venu du fait que je cherchais un roman à lire basé sur des légendes et des mythes asiatiques. N’ayant pas réussi à trouver mon bonheur, je me suis lancé dans l’écriture de ma propre histoire !

Est-ce que votre expérience dans la Marine vous a influencé dans la construction du personnage d’Aldwin ?

Dans les premiers chapitres de l’éveil du Dragon, nous faisons la connaissance du héros principal de l’œuvre, Aldwin. Je me suis en effet servi de mes expériences personnelles concernant les sentiments qu’il a pu éprouver en quittant le cocon familial pour suivre son projet de carrière et ses débuts dans cette dernière. Je ne parlerai pas de véritable influence car il ne s’agit que d’un infime partie de l’histoire. La construction du personnage d’Aldwin, comme les autres, s’est faite plus en amont. J’ai souhaité faire ressortir chez chacun des membres du Sheng Xiao une des caractéristiques psychologiques de leurs signes respectifs selon le zodiaque asiatique.

En vous lisant, on imagine qu’il y a eu un grand travail de documentation. D’abord, qu’est-ce qui vous a autant attiré dans le folklore japonais au point de vous en inspirer pour en faire un livre ? Ensuite, combien de temps il vous a fallu pour recenser toutes les informations nécessaires à la construction de votre récit.

Je trouve que la mythologie Sino-japonaise est l’une des plus riches et, malheureusement, des plus méconnues qui soit.

De nos jours, lorsqu’on parle d’une passion pour le Japon par exemple, les gens vont répondre manga, ils vont répondre sushi ou temples rouges en bois à l’architecture reconnaissable. Mon amour de cette culture vient d’abord de son histoire mais, pour la comprendre, comme pour comprendre la plupart des histoires des pays d’ailleurs, il faut se plonger dans les croyances de ses habitants, les textes fondateurs de ceux-ci. Le travail de documentation a effectivement été assez long, environ un an et demi.

J’ai tout d’abord commencé par étudier la hiérarchie des Dieux qui composent la base de cette mythologie avant de m’intéresser aux fondements même de la civilisation, toujours selon cette dernière. Le travail suivant a été l’étude du zodiaque sino-japonais, les différences qu’il peut y avoir selon les pays, les caractères à faire ressortir selon les signes, etc. J’ai terminé par une longue recherche sur les Yokaï, les démons et créatures du folklore japonais. En deçà de cela, j’ai également fait quelques recherches linguistiques concernant les noms des douze membres du Sheng Xiao. Chaque nom a sa spécialité que je vous laisserai découvrir par vous-même, cette partie-là n’a pas été la plus difficile mais celle qui m’a, je pense, le plus amusé.

Quel a été le plus grand défi auquel vous avez dû faire face pendant le processus d’écriture des chroniques du Sheng Xiao.

Je dirais que la plus grande difficulté a sans doute été la construction des personnages. En particulier celle des douze Gardiens. Du moins, c’est celle qui m’a pris le plus de temps au niveau de l’écriture. J’ai commencé par écrire une fiche sur chacun d’eux, leur apparence physique, leur histoire, leurs goûts, etc. Le défi suivant, bien sûr, était de réussir à fluidifier toute cette aventure. J’ai déjà en tête l’entièreté de l’histoire mais j’aime écrire au fil des idées qui me viennent à l’esprit. Il n’a pas été évident de me contenir suivant les chapitres où je me perdais un peu dans ma propre imagination. Heureusement que Perrine, mon épouse, parvenait à me faire garder le fil. Elle a lu un à un chaque chapitre que j’ai rédigé en me donnant un avis constructif sur chacun d’eux.

Dans ce premier tome, l’amitié et la loyauté sont très présentes. Ces liens fraternels forts qui unissent les héros sont palpables et dépassent la hiérarchie pourtant bien établie. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Dans un groupe d’individus tel que celui du Sheng Xiao, il est important d’établir une hiérarchie disons « officielle », cela pour faire en sorte de savoir qui s’occupe de quoi, qui est responsable de quoi. Je ne pense pas que l’amitié et la hiérarchie sont deux choses à séparer. J’en reviens à l’une de vos premières questions par rapport à l’influence qu’a pu apporter ma propre expérience. Sur un bateau, il a des chefs et des adjoints, des Officiers, des Sous-Officier et des hommes du rang. Tout ce monde forme un équipage qui doit ensemble avancer dans la même direction.

Si les rapports d’autorité et de force sont trop présents, cela peut affaiblir tout cet équilibre, créer des rancœurs, des jalousies et autres. Il faut trouver un juste milieu. C’est en me basant sur ce principe que j’ai essayé de construire mon groupe de Gardien, tout en conservant un véritable amour fraternel entre ses différents membres, ces liens qu’ils possèdent tous depuis leur création finalement. A mon sens, une hiérarchie ne doit pas être extrêmement formelle pour fonctionner. Le respect est le meilleur des atouts quoi qu’il arrive.

Quels sont les trois mots qui décrivent au mieux ce premier roman.

Amitié, découverte et Yokaï

Qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs.rices pour les emmener à découvrir les aventures d’Aldwin et de sa bande ?

Le premier tome des Chroniques du Sheng Xiao est un roman initiatique qui vous emmènera au cœur des mythes fondateurs asiatique. Oubliez ce que vous pensez connaitre de ceux-ci et laissez-vous plonger dans les aventures des Gardiens de l’humanité. Amitié, magie, démons et affrontements sont au rendez-vous. Savoureux mélange de cultures nippone et française d’hier et d’aujourd’hui, c’est, je pense, un roman permettant au lecteur de s’identifier facilement à l’un des nombreux personnages présents et de prendre part aux différentes aventures du Sheng Xiao.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ? Y a-t-il un autre genre littéraire que vous envisageriez explorer à l’avenir ?

Je travaille sur une seconde histoire depuis quelques mois, dont l’intrigue se déroule à bord d’un sous-marin nucléaire, toujours dans le domaine du fantastique que j’affectionne particulièrement. J’aimerais travailler sur un projet plus thriller ou polar effectivement, pour m’orienter un peu plus dans le domaine de deux de mes auteurs français préférés Frank Thilliez et Maxime Chattam mais, à l’heure actuelle, je ne me suis pas encore vraiment penché dessus.

Un petit mot pour la fin ?

C’est extrêmement plaisant pour un jeune auteur de pouvoir faire partager ses écrits à un public large. Je remercie mon éditeur Plume de Marmotte de m’avoir permis de réaliser ce rêve d’enfant et de m’avoir fait confiance depuis l’envoi de mon manuscrit. J’espère que vous allez prendre autant de plaisir à lire ce livre que j’ai eu à l’écrire. Au nom de l’ensemble des douze Gardiens du Sheng Xiao, je vous souhaite un agréable moment en leur compagnie !

J’espère que comme  moi vous avez passé un bon moment en compagnie de Benjamin BRIN. Vous pouvez retrouver son actualité sur FACEBOOK | INSTAGRAM

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